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    Wakatoon Blog - Enfants et écrans

    Enfants et écrans

    Notre vision

    Pourquoi le coloriage animé Wakatoon est-il une application qui évite les dangers de l’exposition de l’enfant aux écrans ?

    Le coloriage animé est une activité qui commence avec beaucoup de coloriage sur papier, et se termine par le visionnage d’un dessin animé de quelques minutes. Comment les créateurs du coloriage animé peuvent-ils alors prétendre éviter aux enfants les dégâts qu’on reproche habituellement aux écrans ? Notamment parce que Wakatoon n’a aucun des mécanisme des jeux addictifs : avec Wakatoon, par exemple, l’enfant ne connaît pas l’échec répété où l’apparition sans cesse de nouveaux pouvoirs pour son personnage, prévus par les concepteurs du jeu pour le maintenir face à l’écran.

    Tout d’abord, mentionnons que Wakatoon est dirigé par deux fils d’enseignants (l’un a un père prof de français et l’autre une mère institutrice). Ici, vous ne lirez pas que faire du Wakatoon aidera votre enfant tout seul dans son coin à avoir plus facilement le bac 12 ans plus tard ou à devenir bilingue dès la maternelle. Ni même que cela l’éveillera à l’informatique, d’ailleurs. Ceci étant dit, regardons d’abord ce qu’on reproche habituellement, et avec raison, aux écrans.

    Parmi toutes les expériences scientifiques sur la surexposition aux écrans, nous avons choisi une de celles mise en avant par Michel Desmurget dans son livre “La fabrique du crétin digital”, paru très récemment (2019). Voici un extrait des pages 283-284 :

    “Des enfants de 4 à 5 ans furent soumis à divers tests cognitifs après avoir été exposés, pendant 9 minutes, à un dessin animé fortement rythmé. Les résultats se révélèrent significativement moins bons que ceux obtenus dans deux conditions « contrôle » (9 minutes de coloriage ou de visionnage d’un dessin animé éducatif lent). Lors d’un test « d’impulsivité », par exemple, les enfants avaient devant eux un grelot et deux assiettes : l’une contenait deux bonbons, l’autre dix. La consigne était la suivante : si tu attends que je revienne (au bout de 5 minutes), tu pourras manger les dix bonbons ; si tu ne veux pas attendre, tu peux à tout moment faire sonner le grelot et manger les deux bonbons. Les participants résistèrent 146 secondes dans la « condition dessin animé rythmé », contre 250 secondes, en moyenne, dans les « conditions contrôle » (+ 71 %)”

    L’étude citée est en anglais, par A. S. Lillard, « The immediate impact of different types of television on young children’s executive function », parue en 2011 dans la revue scientifique Pediatrics.

    Nous n’avons bien sûr pas choisi cet exemple au hasard : l’opposition entre coloriage et dessin animé éducatif lent d’une part, et dessin animé fortement rythmé d’autre part n’est pas pour nous déplaire.

    En effet les dessins animés Wakatoon sont volontairement très sages en matière de rythme d’animation, et évitent de reposer sur des répétitions entêtantes de courtes séquences comme hélas quelques dessins animés pour enfants le font.

    Sur la partie coloriage, il est notoire que cette activité est globalement bénéfique au jeune enfant. Tout d’abord, de façon évidente, cela développe la motricité fine. Au passage, nous faisons remarquer que Wakatoon “découpe” informatiquement les coloriages avant de les animer : ainsi, l’enfant encore en phase d’apprentissage du coup de crayon, dont le coloriage déborde, obtient quand même un résultat qui le valorise.

     Même si l’enfant dépasse lors de son coloriage, Wakatoon ne garde que le coloriage sur le personnage et n’anime pas ce qui a débordé.

    Le coloriage, sous forme de récit par étapes, éveille également au travail structuré, à l’importance de la cohérence graphique, entre autres. Des études sur l’effet du coloriage, nous retiendrons celle de Judy Eaton parue en anglais dans le journal Art Therapy, “ The Effects of Coloring on Anxiety, Mood, and Perseverance”, même si elle ne concernait pas directement les jeunes enfants (dont il est difficile de recueillir le niveau d’anxiété).

    “Notre étude a examiné si la structure d'une activité de coloriage avait un effet sur l'anxiété, l'humeur et la persévérance. Quatre-vingt-cinq élèves ont été assignés au hasard à l'une des deux conditions de coloriage : choix libre, où ils pouvaient colorer une image en utilisant les couleurs de leur choix, et choix forcé, où ils avaient pour instruction de copier les couleurs d'une image précoloriée. L'anxiété et l'humeur ont été mesurés avant et après le coloriage; de plus, la persévérance a été mesurée après coloriage. Les résultats ont montré des effets positifs du coloriage, avec une réduction plus importante de l’anxiété et des signes de persévérance plus élevés dans le groupe à choix libre par rapport au groupe à choix forcé. Cela suggère que le bien-être pourrait être facilité par une activité de coloriage qui équilibre la structure et l'engagement.”

    Et c’est pourquoi vous ne trouvez pas dans Wakatoon, de modèles de coloriage, contrairement aux cahiers de coloriage du début de siècle, qui proposaient un modèle pour chaque coloriage.

    Album de coloriage de 1913 sur Gallica, le site d’archives numériques de la Bibliothèque Nationale de France

    Enfin, à nos yeux, la dimension la plus importante de Wakatoon pour éviter les effets néfastes habituellement reprochés aux écrans, c’est que c’est une activité qui n’utilise pas les méthodes de l’échec répété pour entraîner une addiction. Avec Wakatoon, quelque soit le coloriage, l’enfant voit son dessin animé. 

    Pas de boss de fin de niveau de jeu vidéo difficile à battre, nécessitant des essais répétés échecs après échecs. Pas de collection de bonus éparpillés dans un labyrinthe à avoir en entier, pas de temps à battre, aucun score, aucun classement. Wakatoon ne comprend aucun de ces mécanismes de l’addiction. Si l’enfant veut refaire son coloriage animé Wakatoon, ce sera de son propre jugement, et pas parce que les concepteurs de l’activité veulent qu’il reste connecté le plus longtemps possible. 

    Ainsi, en se reposant avant tout sur l’activité de coloriage, et en évitant ensuite tous les mécanismes d’addictions aux écrans lors de l’utilisation de la tablette ou du smartphone pour voir coloriage animé, nous estimons que Wakatoon évite les effets néfastes habituellement associés aux écrans.